Conte · Hansel et Gretel
Le pain d'épices qu'on ne grignote pas en chemin
Miel de sarrasin, seigle, beaucoup de cannelle : la maison de la sorcière, en version comestible et sans piège.

La recette
CE QU'IL FAUT
ON Y VA
Faites tiédir le miel avec le lait, sans bouillir.
Mélangez farine, épices et levure, versez le liquide chaud dessus, remuez vite.
Versez dans un moule à cake beurré, lissez la surface à la cuillère mouillée.
50 minutes à 160 °C. Attendez le lendemain pour trancher : le pain d'épices ment quand il est chaud.
À faire faire aux enfants
Ils sèment des miettes sur la table pendant que ça cuit, et retracent le chemin du retour. Puis on les mange : les miettes, pas les enfants.
L'HISTOIRE QUI VA AVEC
Deux enfants perdus, une maison en gâteau, une faim qui devient piège. C'est le conte le plus alimentaire du répertoire : on y mange la maison avant que la maison ne vous mange.
La disette est le vrai moteur de l'histoire. Les versions de 1812 sont d'ailleurs plus dures que celles de 1857 : c'est la mère, et non une marâtre, qui décide d'abandonner. Grimm a adouci au fil des éditions ce que ses lecteurs supportaient de moins en moins.
LA QUESTION À POSER
« Qu'est-ce qu'on ferait s'il ne restait rien dans les placards ? »
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