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Conte · Hansel et Gretel

Le pain d'épices qu'on ne grignote pas en chemin

Miel de sarrasin, seigle, beaucoup de cannelle : la maison de la sorcière, en version comestible et sans piège.

Le pain d'épices démoulé, encore chaud

La recette

CE QU'IL FAUT

250 g de farine de seigle
200 g de miel de sarrasin
10 cl de lait
2 c. à c. de cannelle
1 c. à c. de gingembre moulu
1 sachet de levure chimique

ON Y VA

1

Faites tiédir le miel avec le lait, sans bouillir.

2

Mélangez farine, épices et levure, versez le liquide chaud dessus, remuez vite.

3

Versez dans un moule à cake beurré, lissez la surface à la cuillère mouillée.

4

50 minutes à 160 °C. Attendez le lendemain pour trancher : le pain d'épices ment quand il est chaud.

À faire faire aux enfants

Ils sèment des miettes sur la table pendant que ça cuit, et retracent le chemin du retour. Puis on les mange : les miettes, pas les enfants.

L'HISTOIRE QUI VA AVEC

Deux enfants perdus, une maison en gâteau, une faim qui devient piège. C'est le conte le plus alimentaire du répertoire : on y mange la maison avant que la maison ne vous mange.

La disette est le vrai moteur de l'histoire. Les versions de 1812 sont d'ailleurs plus dures que celles de 1857 : c'est la mère, et non une marâtre, qui décide d'abandonner. Grimm a adouci au fil des éditions ce que ses lecteurs supportaient de moins en moins.

LA QUESTION À POSER

« Qu'est-ce qu'on ferait s'il ne restait rien dans les placards ? »

POUR ALLER LIRE

Jacob & Wilhelm Grimm, Contes pour les enfants et la maison, José Corti.
Marina Warner, Sortilèges et sorcières, Le Seuil.

LA PROCHAINE FOIS

Le sanglier du village gaulois — Rôti au miel et au genièvre, pour comprendre pourquoi tout album finit par un banquet.

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