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Notes · Recherche en cours

La forêt, le pain, et la peur

Pourquoi les enfants des contes emportent toujours quelque chose à manger avant de se perdre.

Un panier, un torchon, un morceau de pain

Les notes

Le Petit Chaperon rouge part avec une galette et un petit pot de beurre. Hansel emporte du pain. Le Petit Poucet, des cailloux — mais il a d'abord voulu des miettes. Avant chaque entrée en forêt, il y a un paquet de nourriture.

Ce paquet a deux fonctions. Il dit que la maison existe encore, quelque part derrière ; et il devient l'objet que le prédateur convoite. Le loup demande où va la galette avant de demander où va l'enfant. La nourriture est le fil qui relie le foyer au danger.

J'y vois une raison de continuer à cuisiner avec les récits plutôt qu'à côté d'eux. Le panier du Chaperon n'est pas un décor : c'est le nœud de l'histoire. Le refaire — vraiment, avec de la farine et du beurre — remet l'enfant du côté de celui qui prépare, pas seulement de celui qui écoute.

D'OÙ ÇA VIENT

Pourquoi les enfants des contes emportent toujours quelque chose à manger avant de se perdre.

LA QUESTION À POSER

« Qu'est-ce que tu emporterais, toi, pour traverser la forêt ? »

POUR ALLER LIRE

Charles Perrault, Contes, édition de Jean-Pierre Collinet, Gallimard.
Yvonne Verdier, « Grands-mères, si vous saviez », Le Débat.
Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées, Pocket.

LA PROCHAINE FOIS

Le banquet comme fin heureuse — Noces, festins, tablées : pourquoi les histoires finissent par un repas.

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