Notes · Recherche en cours
Le banquet comme fin heureuse
Noces, festins, tablées : pourquoi les histoires se terminent si souvent par un repas, et ce que ça dit du lecteur.
Les notes
« Et l'on fit un grand festin qui dura trois jours. » La formule revient si souvent qu'on ne la lit plus. Elle fait pourtant un travail précis : elle ferme le récit sans avoir besoin de conclure quoi que ce soit.
Le banquet est une fin commode parce qu'il rassemble tout le monde, y compris les personnages secondaires qu'on avait laissés en route. C'est un dispositif de récit, pas une récompense : il donne à voir la communauté reconstituée. La table est le lieu où le conte vérifie que plus personne ne manque.
C'est aussi, très concrètement, ce qui m'a menée à faire un jeu qui se joue à table. Si les histoires finissent par des repas, autant commencer par là : mettre les gens dans la position de la dernière page, et voir ce qu'ils inventent.
D'OÙ ÇA VIENT
Noces, festins, tablées : pourquoi les histoires se terminent si souvent par un repas, et ce que ça dit du lecteur.
LA QUESTION À POSER
« Qui manque à cette table, ce soir ? »
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