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Le banquet comme fin heureuse

Noces, festins, tablées : pourquoi les histoires se terminent si souvent par un repas, et ce que ça dit du lecteur.

Une longue table dressée, vue de bout

Les notes

« Et l'on fit un grand festin qui dura trois jours. » La formule revient si souvent qu'on ne la lit plus. Elle fait pourtant un travail précis : elle ferme le récit sans avoir besoin de conclure quoi que ce soit.

Le banquet est une fin commode parce qu'il rassemble tout le monde, y compris les personnages secondaires qu'on avait laissés en route. C'est un dispositif de récit, pas une récompense : il donne à voir la communauté reconstituée. La table est le lieu où le conte vérifie que plus personne ne manque.

C'est aussi, très concrètement, ce qui m'a menée à faire un jeu qui se joue à table. Si les histoires finissent par des repas, autant commencer par là : mettre les gens dans la position de la dernière page, et voir ce qu'ils inventent.

D'OÙ ÇA VIENT

Noces, festins, tablées : pourquoi les histoires se terminent si souvent par un repas, et ce que ça dit du lecteur.

LA QUESTION À POSER

« Qui manque à cette table, ce soir ? »

POUR ALLER LIRE

Vladimir Propp, Morphologie du conte, Seuil.
Florence Dupont, Le Plaisir et la loi, La Découverte.
Michel Jeanneret, Des mets et des mots, José Corti.

LA PROCHAINE FOIS

Le goûter, ce format d'album — Ce que les albums du soir doivent aux quinze minutes qui suivent l'école.

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